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(*) traduite par Roberto Freitas Finalités : le Mouvement « Le Sud est mon pays » est une institution créée afin d'élaborer et d'organiser des débats libres pour évaluer les possibilités pacifiques et démocratiques de l'autodétermination du peuple sudiste - celui qui habite les territoires des États de Paraná, de Santa Catarina et de Rio Grande do Sul - par la voie plébiscitaire.
Formalité et légalité : l'institution a été créée dans les États de Paraná, de Santa Catarina et de Rio Grande do Sul et est enregistrée selon la loi dans le Bureau de registre des personnes juridiques. Elle possède des sièges dans chacun des trois États et adopte comme but fondamental l'Autodétermination Sud-Brésilienne.
Fondement juridique : il est basé sur l'article 4, item III, (Droit à l'autodétermination des peuples), l'art. 5, items IV, VII, XVI, XVII, XIX, XXI (Droit et liberté de conscience et Droit d'organisation pour exprimer et divulguer la pensée) de la Constitution Fédérale du Brésil et sur les Résolutions des Nations Unies, surtout la Résolution 1514 (XV).
Fondement Universel du droit à l'autodétermination : il s’appuie sur la règle millénaire du droit naturel que les peuples ont à leur autodétermination, une fois que la population désireuse d'émancipation exprime démocratiquement sa volonté souveraine. La Résolution 1514 (XV) de l'ONU est très claire dans ce sens quand elle déclare : « tous les peuples ont le droit de libre détermination; en vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et poursuivent librement leur développement économique, social et culturel ». Règle considérée comme sacreée, existe dès l'origine des démocraties exercées dans les Cités-États grecques et dans l'ancien Sénat Romain, où s'affirmait que le droit à l'autodétermination est une loi naturelle, qui ne nécessite même pas d'être écrite, et ensuite par toutes les nations démocratiques du monde, parmi elles le Brésil, par l'article 4 de sa Constitution. Certains pays comme les États-Unis, l'Angleterre et d'autres qui possèdent une constitution d'environ vingt articles, reconnaissent expressément ce droit naturel et lui dédient un chapitre spécial. L'ONU a adopté le droit à l'autodétermination comme un principe de base, qui fonde et justifie son existence.
CONVENTIONS
Durant plus de 15 ans d'existence, le Mouvement a organisé des congrès et séminaires, où ont été élaborées et perfectionnées les conventions qui, après avoir été présentées, discutées et approuvées par les dirigeants, ont été intégrées à la Charte, réglementant le comportement et les activités des militants et de la direction. Ces conventions sont les suivantes :
* Respecter la démocratie, en rejetant l'emploi de la violence ou de groupes paramilitaires; * Se positionner contre n'importe quelle discrimination, soit idéologique, soit religieuse, soit sexuelle, soit raciale, soit culturelle ou soit sociale;
* Procéder à la consultation populaire, via une réalisation plébiscitaire et des estimations et recherches pour mesurer la volonté populaire en matière d'autodétermination – et, le cas écheant, du type d'autodétermination (indépendantiste ou confédérative);
* Mettre en place une structure administrative horizontale, disposant d'une ample autonomie pour les diverses commissions régionales, municipales, de quartier et spéciales, sans retrancher leurs initiatives, si elles ne contrarient pas les principes fondamentaux du Mouvement et les limitations accordées avec les leaderships concernés;
* Promouvoir la prise de conscience, par la promotion de séminaires, congrès, publications et débats avec les divers segments de la société sudiste;
* Agir de façon transparente, en publiant la doctrine et les actes pratiqués par le Mouvement;
* Travailler pour l'obtention de la reconnaissance internationale, auprès des entités internationales pour la reconnaissance légitime du droit d’autodétermination du peuple sudiste, y compris le choix du système de gouvernement par l’exercice démocratique, refusant expressément l’ingérence de gens, groupes et/ou institutions étrangères.
FACTEURS QUI MOTIVENT LA QUÊTE DE L'AUTODÉTERMINATION
Les facteurs qui nous poussent vers l'autodétermination sont divers et il faut les rendre publics car la plupart des Sudistes sont maintenus désinformés sur leur propre potentialité. C'est pour cela que, après d'amples discussions et échanges de pensées convergentes dans des rencontres successives, débats et assemblées, nous avons élaboré ce travail dont le but est de présenter à tous ceux qui souhaitent l'indépendance une contribution pour conduire au bon exercice de l'autodétermination.
Facteurs politiques : l'irrespect total de la règle constitutionnelle selon laquelle « tous sont égaux selon la Loi », outre l'irrespect aussi du fait qu'à chaque électeur doit correspondre un vote, permet que la représentation dans la Chambre Fédérale soit corrompue; une représentation parlementaire faussée absurdement disproportionnelle ne respecte pas non plus le précepte établi par la Constitution sur l'équité entre les États Fédérés; l'existence d'une politique financière qui récompense la spéculation et empêche la production; le terrorisme fiscal qui pénalise les chaînes productives et de consommation, laissant les libres initiatives en marge et promouvant le chômage; l'actuelle absence d'autonomie législative des États, autonomie qui devrait être déléguée aux assemblées législatives de chaque État, permettant ainsi de légiférer sur les matières culturelles, sanitaires, pénales, fiscales et autres; le peu d'importance avec laquelle le Sud est traité, toujours en marge, voyant ses projets retardés indéfiniment.
Facteurs fiscaux : l'abominable « saignée » fiscale du Sud, toujours soumis à une mauvaise distribution de l'argent, privilégiant certaines régions et discriminant les autres; également la mauvaise distribution de notre effort fiscal qui ne fait que fortifier les oligarchies (surtout) du Nord et du Nordeste, nuisant aux populations de ces régions; la discrimination permanente pour ce qui relève du budget, avec au Sud une presque totale absence d'investissements fédéraux.
Facteurs économiques : le Sud possède toutes les conditions nécessaires pour être parmi les nations les plus prospères de la planète. Son potentiel humain, social et économique ne laisse aucun doute en ce qui concerne sa viabilité en tant que pays indépendant.
Facteurs géographiques : d'une étendue de 576'301 km², l'ensemble sudiste formé par les États de Paraná, de Santa Catarina et de Rio Grande do Sul présente une situation géographique hautement favorable. Doté de plateaux, plaines, montagnes, forêts, fleuves navigables, plusieurs ports, un immense littoral et un climat tempéré, il présente des conditions technologiques et physiques pour une base agricole productive et diversifiée. Ce grand espace géographique présente aussi un potentiel touristique formidable, plus grand que celui de la plupart des pays qui ont dans ce secteur une de leurs activités plus importantes. Les montagnes du Rio Grande do Sul et de Santa Catarina sont connues pour leur climat d'hiver subtropical. Au Paraná, les fleuves navigables et les cataractes, en plus de produire toute l'énergie dont nous avons besoin, éblouissent le monde. Notre côte, étendue sur plus de 1'500 km et avec cinq ports en activité, rend jaloux les pays développés. Trois pays (hormis le Brésil) font frontière avec le Sud : le Paraguay, l'Uruguay et l'Argentine, avec qui nous faisons des échanges commerciaux par le biais du MERCOSUR, outre les innombrables affinités historiques, géographiques, climatiques, ethniques et culturelles. Un usage rationnel de cette géographie nous apportera l'autonomie dans le domaine énergétique, dans l'industrie touristique, dans l'agriculture, dans l'élevage et dans beaucoup d'autres domaines d'activités économiques, en plus de nous offrir un système naturel d'écoulement de la production. En extension territoriale, le Sud est plus grand que 116 des 192 pays reconnus actuellement*.
Facteurs culturels : actuellement la population sudiste est d’à peu près 27 millions de personnes, la plupart d’origine européenne, mélangée aux Africains, Amérindiens et/ou Asiatiques. Ce métissage qui a absorbé des cultures, coutumes et traditions de quatre continents, associé aux facteurs climatiques et géographiques inhérents au Sud, a moulé le profil qui est particulier au Sudiste, l’éloignant des Brésiliens. Le peuple sudiste possède une culture très diversifiée, qui est exprimée à travers les coutumes et traditions cultivées, d’où ont émergé des expressions artistiques qui se sont répandues partout dans le monde.
Facteurs sociaux : la croissance galopante de la pauvreté de la population sudiste et sa dégradation sociale accentuée, avec la prolifération de conditions sous-humaines, sont des facteurs qui causent l'indignation, principalement parce qu’il n’existe pas de perspective de changement de cette situation chaotique sous le contrôle de l ‘État brésilien.
Facteurs moraux : le manque d’enquête sérieuse et rapide devant les constantes et croissantes dénonciations de corruption, de péculat, de formation de bandes de criminels et enrichissement illicite avec l’argent public, avec l’impunité qui règne dans les hautes cours du système pseudo-fédératif brésilien, fait penser à la véracité et actualité des affirmations de Ruy Barbosa (grand intellectuel brésilien des XIXe-XXe siècles) : « Après avoir vu triompher les nullités, avoir vu prospérer le déshonneur et augmenter l’injustice, avoir vu le pouvoir devenir gigantesque entre les mains des scélérats, l’homme peut se détourner de la vertu, rire de l’honneur, avoir honte d’être honnête… »
Facteurs historiques : à cause de facteurs similaires à ceux d’aujourd’hui, nos ancêtres ont déjà hissé le drapeau de l'indépendance et de l'autonomie : les Républiques Catarinense (ou Juliana) et Riograndense (ou de Piratini) sont des témoins séculaires que nous ne faisons rien de nouveau, seulement en poursuivant l’idéal centenaire d’autodétermination qui est cultivé par notre peuple. La Guerre du Contestado, la Révolution Fédéraliste de 1893, la Révolution des années 1930, la République de Lorena et l’éclosion d’autres mouvements politiques produits dans les diverses régions qui composent les trois États sudistes nous ont légué la conscience que le manque d’autonomie a toujours fait l’objet d’un mécontentement du peuple, plein ou partiel, c’est pourquoi nous croyons être la continuation d’une histoire encore inachevée, qui nous a octroyé nombreux exemples que nous sommes les héritiers d’une personnalité combative et que nous savons lutter pour défendre nos idéaux. Nous, les Sudistes, quand le combat devenait inévitable, nous étions toujours appelés, depuis les temps de l’Empire, pour consolider gouvernements et formes de gouvernements, pour fixer et étendre les frontières. Ce n’était pas sans raison que le Sudiste a toujours été fier d’affirmer que les bornes brésiliennes se sont consolidées « sur la pointe de sa lance et sur les jambes de ses chevaux ». Nous sommes un peuple qui a son passé écrit avec le sang et le travail de ces ancêtres et justement pour avoir conscience de ce patrimoine historique, nous nous croyons responsables de l’histoire que nous laisserons à ceux qui viendront après nous. Nous aimons le travail, la liberté et nous voulons être les responsables de notre propre destin.
* États-membres de l'ONU en juin 2006
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